LE GOUVERNEMENT FAIT FI DES ENTENTES

Décret d’urgence donne à court terme le droit aux employeurs de procéder à des réaffectations et de modifier les quarts de travail, entre autres choses

Le 21 mars, le gouvernement de l’Ontario a, par décret, déclaré une situation d’urgence en Ontario et, ce faisant, accordé aux hôpitaux le pouvoir de réaffecter leurs employés, de modifier leurs quarts de travail ou d’annuler leurs congés et vacances, d’embaucher du personnel contractuel pour compléter leurs effectifs, de même que de confier du travail autrement réservé au personnel syndiqué à des employés non syndiqués ou des bénévoles. Le 23 mars, un décret similaire a été pris pour les établissements de soins de longue durée.

Ces décrets, en vigueur pendant 14 jours, sont renouvelables pour une période additionnelle de 14 jours. Le maintien de leurs dispositions au-delà nécessiterait l’adoption d’une loi.

D’autres parties de la convention collective restent en vigueur et peuvent donner lieu à un grief.

Pour en savoir plus.

Pas de mises à pied

Le mot du gouvernement aux syndicats est qu’il ne doit pas y avoir de mises à pied de personnel à temps plein ni de personnel permanent à temps partiel. Avertissez votre section locale de toute mise à pied de ce type de personnel dans votre service.

Coup d’envoi d’une campagne avec le port d’autocollants le 2 avril

Le SCFP a demandé au gouvernement non seulement de ne pas renouveler son décret d’urgence, mais de l’annuler. Nous vous invitons à porter un autocollant le 2 avril pour souligner le problème de l’accès à du matériel de protection individuelle. Merci de bien vouloir porter l’autocollant La sécurité des patients et du personnel d’abord (en milieu hospitalier) ou La sécurité des résidents et du personnel d’abord(dans les établissements de soins de longue durée) le 2 avril.

Selon un sondage, la covid-19 crée beaucoup d’anxiété et d’inquiétudes

Lors d’un sondage réalisé le 21 mars auprès de 2 400 personnes représentées par le SCFP qui travaillent dans des hôpitaux et des établissements de soins de longue durée :

  • 81% des répondants souffrent d’anxiété, de stress, de dépression ou d’insomnie en raison de la COVID-19;
  • 70% pensent que les mesures prises par le gouvernement sont insuffisantes pour assurer leur protection ou celle des patients et des résidents.
  • 30%avaient accès au matériel de protection individuelle approprié.

Pour en savoir plus.

La position du SCFP sur les équipements de protection individuelle

Plusieurs organisations médicales très respectées ont donné l’alerte que le virus à l’origine de la COVID-19 pourrait être aérogène, autrement dit transmis dans l’air. Leurs noms figurent sur la page de mises à jour sur le coronavirus.

Le SCFP recommande que toute personne qui travaille à 6 pieds ou moins d’un cas de COVID-19 confirmé ou soupçonné se protège contre les particules aérogènes, ce qui inclut le port d’un masque N95, d’un écran facial ou de lunettes de sécurité, de gants et d’une blouse.

Exigez cet équipement si vos tâches vous rapprochent de quelqu’un parmi les patients ou les résidents de votre établissement qui a la maladie au COVID-19. Si on vous le refuse, vous pouvez demander que l’on appelle une représentante ou un représentant de votre syndicat, et même du ministère du Travail, de la Formation et du Développement des compétences. de la Formation et du Développement des compétences.

Vu la pénurie de cet équipement, il faut absolument le réserver au personnel infirmer, d’entretien, de dépistage et autre amené à se trouver en contact direct avec des personnes infectées par le COVID-19 ou soupçonnées de l’être.

Donnez-nous les masques périmés, implore le SCFP

Le SCFP en appelle au gouvernement de l’Ontario de distribuer au personnel de la santé son stock de vieux masques N95, dont en fait seuls les élastiques sont périmés. Le gouvernement compte donner ces masques aux services de police et d’incendie.

Appel aux membres :

le samedi 28 mars à 11 h EST