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Pacte de l’automobile entre le Canada et les États-Unis
La dernière année a été une année de guerre commerciale constante avec les États-Unis qui a bouleversé des années de politique commerciale, le tout basé sur les caprices émotionnels du président américain.
La première voiture produite commercialement au Canada, Le Roy, est arrivée sur le marché en 1902. C’était en fait une copie conforme de la populaire « Oldsmobile » américaine. Deux ans plus tard, Henry Ford a créé Ford du Canada pour produire sa célèbre Ford T. C’était le début de l’industrie automobile canado-américaine.
En janvier 1965, le Canada et les États-Unis ont signé un accord commercial appelé « Pacte de l’automobile ». Pendant des années, l’accord a été reconnu pour avoir donné une stabilité à l’industrie automobile canadienne. Il a établi des règles pour la fabrication d’automobiles aux États-Unis et au Canada. Le Pacte de l’automobile signifiait le retrait des droits de douane et des taxes entre les deux pays. Des pièces et des véhicules pouvaient franchir librement la frontière. Il y avait des garanties d’emplois précisant que la production automobile au Canada ne serait pas inférieure aux seuils de 1964.
Avec le Pacte, l’industrie a accru son efficacité et réduit les coûts de production au Canada. Elle disposait d’une stabilité pour planifier à long terme. L’élimination des taxes a baissé le prix des voitures pour les consommateurs. Le résultat a été un gain pour l’industrie automobile canadienne. Une économie plus forte alors que plus d’emplois étaient créés et les salaires haussés et, en peu de temps, le secteur automobile est devenu l’industrie la plus importante du Canada.
En 2001, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a statué que le Pacte de l’automobile était illégal puisqu’il violait « l’Accord de libre-échange nord-américain » (ALENA), qui disposait de ses propres modalités. Puis, au cours du premier mandat du président Trump, un nouvel accord a été signé. L’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) est entré en vigueur le 1er juillet 2020. Ce nouvel accord incluait de nouvelles dispositions pour la protection de l’environnement, les droits des travailleuses et travailleurs et la propriété intellectuelle, le tout sans droits de douane et sans taxes. Le but était de créer un commerce équilibré et réciproque et de soutenir la croissance économique et la création d’emplois en Amérique du Nord.
Cependant, le deuxième mandat du président Trump est axé sur des tarifs importants et des taxes de rétorsion de la part du Canada. Ces mesures augmentent les coûts de production de centaines de millions de dollars à des milliards de dollars. Ces taxes se traduisent en prix plus élevés pour les consommateurs; en perturbations de la chaîne d’approvisionnement avec des pièces qui franchissent la frontière Canada–États-Unis de nombreuses fois et sont taxées à répétition; et, de manière générale, une économie qui devient de plus en plus instable. Les entreprises, les travailleuses et travailleurs et les collectivités ont besoin de stabilité. Sans accords dont on peut dépendre, les collectivités de l’Ontario subiront les conséquences économiques des pertes d’emplois. Augmenter les taxes de manière erratique est contre-productif pour la politique commerciale
